Sommes-nous toujours des hommes ?

Testostérone : la rupture de stock est proche

Temps de lecture estimé : 4 minutes

Cher lecteur,

C’est la science qui le dit.

Depuis une quarantaine d’années, le taux de testostérone moyen de l’homme adulte est en chute libre.

Vous le savez : la testostérone diminue environ d’1% par an quand vous atteignez 40 ans.

Or, une étude de 2007 a démontré que les hommes les plus jeunes produisent nettement moins de testostérone que les hommes des générations précédentes au même âge.

Cette baisse est elle aussi évaluée à 1% par an.

Exemple : J’écris cette lettre en 2020. Si vous êtes né en 1997, vous avez aujourd’hui 23 ans. Vous avez (en moyenne) un taux de testostérone 10% plus bas qu’un homme né en 1987 quand il avait le même âge que vous (en 2010).

Pourtant, vous perdrez de la testostérone au même rythme que lui quand vous atteindrez 40 ans.

Simplement… vous partirez de plus bas.

Et bien sûr, vous atteindrez un niveau tellement bas de testostérone que vous vous exposez à toutes les complications qu’on connait :

  • Diminution de la libido, du désir et de la capacité d’érection
  • Baisse de la fertilité
  • Baisse des défenses immunitaires, anémie (baisse du nombre de globules rouges)
  • Diminution de la masse musculaire et de la densité osseuse
  • Augmentation de la graisse abdominale
  • Troubles du sommeil, de l’humeur et de la concentration, voire dépression

En bref, le constat est simple : au fil des générations, les hommes sont de moins en moins des hommes – au sens biologique du terme.

Pourquoi les hommes produisent-ils de moins en moins de testostérone ?

La vie en société, le confort, la « domestication » des hommes… On peut se hasarder à quelques hypothèses, mais les facteurs connus sont :

L’obésité. N’en déplaise aux chantres du body positive, l’obésité est une maladie, pas un trait de la personnalité ni un « style de vie ». Les cellules graisseuses convertissent la testostérone en oestrogènes, et la baisse de testostérone accélère la prise de gras – c’est un cercle vicieux. Or, le nombre d’obèses a triplé entre 1975 et 2016… et les jeunes sont parmi les plus touchés.

Le stress et la dépression. Entre 2005 et 2015, le nombre de dépressifs dans le monde a augmenté de presque 20%. 9 Français sur 10 se disent stressés de façon préoccupante. Notre pays est l’un des champions du monde pour la consommation d’anxiolytiques et antidépresseurs. Je l’ai déjà dit dans une autre lettre, mais la production de cortisol (hormone du stress) diminue la production de testostérone.

Les perturbateurs endocriniens. La recherche est unanime : c’est un phénomène qui a explosé ces dernières décennies et dont on ne mesure pas encore l’ampleur. Les perturbateurs endocriniens (PCB, triclosan, bisphénol A…) auxquels nous sommes exposés au quotidien auraient des effets similaires aux oestrogènes et inhiberaient la testostérone. S’ils imprègnent effectivement la plupart de nos aliments (entre autres), on a du souci à se faire…

Bien sûr, d’autres facteurs liés au mode de vie (tabagisme, inactivité physique, sédentarité, excès calorique, alimentation trop riche en glucides…) sont eux aussi avérés.

Il n’y a pas qu’une seule cause à cet effondrement : c’est le naufrage d’un modèle de société, dans son ensemble.

La question est de savoir quelles sont les conséquences de ce naufrage.

Nos fils seront-ils tous stériles ?

La santé masculine est tributaire de la testostérone.

Manquer de testostérone, c’est un facteur de risque pour toutes les maladies de civilisation : AVC, infarctus, diabète, hypertension, inflammation chronique… en plus des conséquences au quotidien sur votre forme et votre humeur.

Une autre conséquence, plus préoccupante, c’est l’effondrement de la fertilité.

Une étude de 2017 a montré que la qualité du sperme des Occidentaux (nombre de spermatozoïdes) a chuté de plus de 52% entre 1973 et 2015.

Sur cette période, la concentration des spermatozoïdes occidentaux est passé d’environ 100 millions par millilitre à 47 millions par millilitre.

La situation devient critique : on considère qu’en-dessous de 45 millions/ml, on passe un seuil où la durée moyenne pour faire un enfant s’allonge considérablement.

Au train où vont les choses, certains chercheurs prévoient même une « épidémie » de stérilité vers 2060… car si la tendance se poursuit, on passera bientôt sous la barre des 15 millions de spermatozoïdes/ml.

Ce seuil n’est pas anodin : en dessous de 15 millions/ml, le recours à la fécondation in vitro est indispensable pour faire un enfant.

Notez que la plupart des hommes non-occidentaux ne sont pas affectés par cette baisse de la fertilité : c’est le modèle occidental qui sombre.

Il doit vite s’adapter… ou disparaître.

Le problème, c’est que nos sociétés privées de testostérone risquent de se démarquer de moins en moins dans les décennies à venir.

La société peut-elle vivre sans testostérone ?

On peut mesurer des tas de choses aujourd’hui.

Par exemple, on sait combien perd un pays, en milliards, quand le QI moyen de sa population diminue.

Quand le niveau intellectuel baisse, le PIB baisse aussi… dans une mesure que l’on peut prévoir avec une précision vertigineuse.

On connait la relation entre intelligence et croissance économique. Les données sont disponibles, les variables peuvent être ajustées.

Pour la testostérone… la relation n’est pas étudiée depuis aussi longtemps.

Toutefois, des études menées au début des années 2000 mettent en lumière certaines relations :

  • Le lien entre testostérone et innovation est avéré depuis 2010 (Derval et al.). On sait que l’innovation est l’un des moteurs les plus puissants de croissance économique dans les pays développés
  • La pensée divergente et les idées de rupture sont elles aussi associées à un taux élevé de testostérone (Krug, 2003). Le manque de testostérone est lié au conformisme intellectuel et à la pensée convergente, ce qui n’aide pas pour trouver de nouveaux relais de croissance.

Sans parler des problèmes de santé induits par le manque de testostérone, qui n’aideront pas à reboucher le « trou de la sécu »

En bref, la testostérone, hormone de la dominance, de la volonté et de la fertilité, s’effondre de génération en génération.

C’est notre mode de vie fait d’excès, de sédentarités et de perturbations chimiques en tous genres qui est responsable.

Comment s’en sortir ? Il faut renouer avec l’hygiène de vie rustique et « primitive » qui nous permet d’en produire correctement.

Si vous ne les avez pas vus passer, ou pour vous rafraîchir la mémoire, voici mes 11 secrets pour booster votre testostérone naturellement.

Bien cordialement,

Marc

PS : Qu’en pensez-vous ? Quelles mesures devrait-on prendre pour endiguer ce phénomène ? N’hésitez pas à me laisser un commentaire pour en discuter.

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Lacoste
Lacoste
9 jours il y a

Continuez camarade, vos posts recardent en font du bien, je suis dans le culturel, je grimpe dans les arbres je cueille je fais de la force basque, vous avez raison !! Bonne journée fred

Patrick Delaunay
Patrick Delaunay
2 mois il y a

Bonjour Marc,

Au dix-neuvième siècle, Nietzsche, après quelques poètes et romanciers, en appelait au surhumain encore à venir.

Dans la seconde moitié du vingtième siècle, Cioran annonçait le sous-homme.

Les scientifiques disent que le QI a baissé depuis le dix-neuvième siècle.

Obésité, surpoids, diabète et morbidités font les choux gras du Covid.

Parallèlement la surpopulation, les bombes démographiques.

Là-dessus, la perte de testostérone en Occident en particulier.

Comment disparut l’Homme de Néandertal ? La question reste en suspens. Les réponses jusque-là proposées peut-être sont-elles valables toutes, il s’agirait alors d’un cocktail explosif.

Salutations.

Andary Monique
Andary Monique
2 mois il y a

Ben… ça résoudrait le problème de la surpopulation ?

E CC
E CC
5 mois il y a

Pseudo science à deux balles comment oser mettre en avant un lien entre l’innovation et la testostérone !?! et Marie Curie c’était un homme peut-être ? comment aller contre toutes les connaissances en cardiologie qui prouvent le côté cardio protecteur des œstrogènes ??? Alors que la testostérone est elle même à l’origine d’une disposition des graisses chez l’homme au niveau abdominal haut et que les œstrogènes ont tendance à favoriser l’accumulation des graisses vers le bas ventre et les hanches d’ou les risques plus élevés d’infarctus chez l’homme en surpoids j’étais intéressé au départ par vos idées sur la discipline… Lire la suite »

Olivier
Olivier
5 mois il y a

Ça fait déjà très longtemps qu’il n’y a plus d’hommes, ce sont tous des gonzesses à 2 francs 50…. regarde les joueurs de football, Facebook et toutes ces conneries de réseaux sociaux,
plus de service militaire …….. CQFD
deja à la base, les hommes ce sont tous des gamins
c’est vraiment pas compliqué de comprendre que l’hormone mâle diminue…..

chris
chris
7 mois il y a

La qualité du sperme baisse surtout à cause de notre alimentation. Tout ce que nous mangeons manque de vitamines et de minéraux, est rempli de pesticides( nous mangerions quelques kilos de produits chimiques cachés dans la nourriture chaque année). L’eau que nous buvons est polluée par les nitrates et les médicaments rejetés dans les urines et non traités par les stations d’épuration.(perso , nous avons une fontaine berkey pour filtrer l’eau du robinet et arrêter d’acheter des bouteilles en plastique). Nous manquons de zinc et le sperme est riche en zinc ! Si votre corps manque de vitamines et de… Lire la suite »

EMILE
EMILE
7 mois il y a

Les femmes sont la cause de cette féminisation des hommes.
En effet à force de vouloir être l’égal de l’homme,aidées par les politiques,la société se feminise.

Fran
Fran
4 mois il y a
Reply to  EMILE

Ça c’est du côté « idéologique », pas de celui de la « biologie »… Les femmes ne font qu’enfoncer le clou. Mais elles ne seront jamais « égal » de l’homme, entendons « jamais pareil », ni plus ni moins. L’homme est le complément de la femme et vise versa. Ce qu’il faut combattre, ce n’est pas la masculinité, mais l’insupportable injustice « homme/femme » créée par la société occidentale elle-même qui valorise la brutalité, la violence… au détriment de la douceur, la gentillesse… vues comme une tare ou une faiblesse ridicule… Mais l’excès inverse, que nous constatons malheureusement aujourd’hui, est tout aussi préjudiciable : à force « d’égalité », les… Lire la suite »

Pierre Dercy
Pierre Dercy
7 mois il y a

Bientôt, tous des femmes et des transgenres !!!
Plus sérieusement, en ce qui concerne la société occidentale, l’espoir d’un changement à court ou moyen terme me semble illusoire.
Par contre, au niveau individuel, on peut agir. Quand on est bien informé et conscient des différents problèmes qui se posent et qui nous touchent dans un système qui nous est imposé, on reprend soi-même le contrôle de la situation. Pas facile? Ben, non. Il faut une bonne dose de volonté, isnt’it, Marc?

Picard
Picard
7 mois il y a

En 1978, Alexandre Soljenitsyne a prononcé un discours intitulé “Le déclin du courage”. Son analyse se situait au niveau d’une nation. Mais une nation est composée d’individus… Y a-t-il un rapport ? Est-ce que déjà tout un peuple manquait de testostérone ?

Monique PIERRE
Monique PIERRE
7 mois il y a

A mon humble avis de femme, il faudrait arrêter une grande partie des produits chimiques, que se soit dans la nature, les médicaments, l’alimentation …….

it's me
it's me
7 mois il y a

Bonjour Marc,
réflexion très intéressante en effet. on aurait pu ajouter comme symptôme ou conséquence d’une baisse de la testostérone la généralisation de la couardise. Les hommes aujourd’hui ne s’affirment pas, ils ont peur semble t il… cela est très visible aujourd’hui en cette période de « pandémie » très controversée : peu osent affirmer clairement et fermement une opposition, contradiction…

Fran
Fran
4 mois il y a
Reply to  it's me

C’est qu’ils ont peur des redoutables harpies que sont les « féministes » d’aujourd’hui. Tellement remontées contre le « mâle blanc », qu’elles en viennent à censurer tout ce qui peut être dit ou fait par lui… Parfois elles ont « raison » mais très souvent elles se vautrent dans une violence qu’elles disent vouloir combattre… Et en plus d’être passablement illogiques, elles sont terriblement terrifiantes…

Maire
Maire
7 mois il y a

Bonjour je suis 1 femme ,si je manque de libido c est que je manque de testostérones ???si oui quelles sont les solutions

it's me
it's me
7 mois il y a
Reply to  Maire

Bonjour Maie,
je me permets de vous répondre : peut être que le problème est que vous n’êtes entourée que d’hommes dépourvus de suffisamment de testostérones? 🙂

Valérie Schouteeten
Valérie Schouteeten
7 mois il y a
Reply to  it's me

C est fort possible aussi! C est le côté viril d un homme qui attire une femme et provoque le désir…enfin, selon mes goûts…

Valérie Schouteeten
Valérie Schouteeten
7 mois il y a
Reply to  Maire

Nous les femmes avons aussi besoin de testostérone. On en trouve dans une plante medicinale appelee tribulus.

chris
chris
7 mois il y a

Faux , il est prouvé maintenant que le tribulus, c’est du pipeau !

BOUYSSOU
BOUYSSOU
7 mois il y a

Bonsoir Marc ! Votre diagnostic est très intéressant !!! Vos 11 secrets pour booster la testostérone ne sont pas évidents? N’y a t-il pas une solution vers les plantes, bourgeons, macérats huileux, autres ? Ceux-ci liés à vos conseils me sembleraient sans prétention un avantage… Enfin, j’ajouterais que certains hypertenseurs, pris sur le long terme ne vous aident pas ?

Gouigoux
Gouigoux
7 mois il y a

Parmi les perturbateurs endocriniens, ne pas oublier les résidus médicamenteux (particulièrement les résidus de pilules) dans les eaux usées qui ne sont probablement pas éliminés dans les stations d’épuration

Chris
Chris
7 mois il y a
Reply to  Gouigoux

Sans oublier que les stations d’épuration n’éliminent pas les œstrogènes contenus dans les urines de ces dames sous pullule ou autres moyens contraceptifs … l’eau du robinet est à éviter…

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