Comment la musique dope vos performances

De la musique pour être plus fort et moins stressé

Temps de lecture estimé : 3 minutes

Cher lecteur,

J’écris cette lettre en écoutant Tears, de Giorgio Moroder.

J’ai toujours eu l’impression que je faisais mieux les choses en musique.

C’est notamment le cas pour le sport. Je me souviens de mes premières années de musculation. On s’échangeait des playlists, avec des musiques motivantes…

J’ai longtemps cru que c’était un rituel sans fondement.

Mais aujourd’hui, des années après, je suis tombé sur des études qui démontrent le lien entre musique et performance.

J’ai décidé de creuser le sujet, et de partager mes découvertes avec vous.

La musique libère votre potentiel physique

Deux études récentes[1] font autorité dans le domaine.

  • D’abord en 2012, où Biagini et al., ont montré que l’explosivité et la puissance musculaire semblaient optimisées dans un environnement musical.
  • Plus tard, Stork et al., en 2015, ont démontré que l’écoute d’une musique choisie par l’athlète au cours d’une séance de répétition de sprint sur vélo (4 fois 30 secondes) permettait d’améliorer sa performance.

Une troisième étude réalisée en 2019[2] a permis de mettre des chiffres sur cette réalité.

Des chercheurs de Samford, en Alabama, ont demandé à des sportifs de faire deux séries de développé-couché jusqu’à l’échec : une en écoutant leur musique préférée et une avec une musique qu’ils aimaient moins.

Les deux séries étaient réalisées dans un ordre aléatoire pour tous les participants : certains commençaient par la musique préférée, d’autres par celles qu’ils aimaient moins.

Chacun soulevait une charge calculée pour être 75% de la charge maximum qu’ils pouvaient soulever.

Résultat : Quand ils écoutaient leur musique préférée, les participants ont fait en moyenne 10,3 répétitions, contre 8,4 avec la musique qu’ils aimaient moins.

Comment expliquer ce phénomène ?

Que la musique motive davantage, c’est admis…

Mais comment expliquer que cette motivation se traduise par une performance largement supérieure ?

D’autant qu’il a été demandé aux sportifs de donner le maximum à chaque série, peu importe la musique qu’ils écoutaient.

Une piste avancée par les scientifiques est le principe de dissociation : la fatigue ressentie diminue quand on la couple à un autre stimulus agréable, comme une musique qu’on aime.

Plusieurs études ont déjà montré une diminution du RPE (niveau d’effort perçu) lors d’efforts intenses quand le participant écoutait une musique qu’il aime.

La musique pour combattre le stress

Ce phénomène de dissociation serait aussi applicable dans le domaine de la gestion des émotions.

Une étude de 2006[3] (Bernardi et al) se proposait de mesurer l’effet de la musique sur le stress.

On faisait écouter des séries de musiques aux participants, en entrecoupant certaines séries de 2 minutes de pause.

L’étude a démontré que la plupart des musiques accélèrent la pression et le rythme cardiaque (peu importe le style).

Les pauses, à l’inverse, ont un effet relaxant qui aide à ralentir le rythme cardiaque, la respiration et la pression sanguine.

Luciano Bernardi, le principal auteur de l’étude, a conclu qu’une sélection de musiques variées permettait de se détendre et de faire baisser le stress dans l’organisme.

On mesure d’ailleurs une baisse quasi-systématique du taux de cortisol quand on écoute de la musique.

Cette alternance de rythmes rapides, lents, et de silences constitue désormais une approche complémentaire dans l’accompagnement des problèmes cardiaques.

La musicothérapie : un champ des possibles qui s’étend

De plus en plus de traitements sont accompagnés de thérapie musicale, notamment pour supporter la douleur ou combattre la dépression.

On sait aujourd’hui qu’une musique relaxante permet de libérer des endorphines, ces hormones relaxantes aux effets anti-douleur.

Bien sûr, cette nouvelle mode a ses excès : on prétend guérir beaucoup de choses par la musique… et parfois sans fondements. 

Je vous invite à prendre acte de ces découvertes. Vous pouvez les intégrer dans votre pratique sportive, ou écouter plus de musique au quotidien.

C’est une astuce facile pour vous détendre, vous motiver, et atteindre plus facilement vos objectifs.

Mais ne soyez pas un « bon client » pour ceux qui prêtent à la musique des propriétés qu’on ne lui a pas encore découvertes

Bien cordialement,

Marc

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Rinaldi
Rinaldi
1 année il y a

Bonjour, sans vouloir aucunement être désagréable, je trouve que vous dites tout et son contraire dans cet article. D’abord vous dites que la plupart des musiques accélèrent la pression et le rythme cardiaque (peu importe le style), Puis vous écrivez que ce sont les pauses qui apportent un effet relaxant (et non pas la musique plus relaxante). Et enfin, la musique fait tomber le taux de cortisol et il faut une combinaison de musique et de silences pour faire baisser le stress. Où est la cohérence de cette présentation, alors que, pourtant, les plus grands hôpitaux se servent de la musique pour… Lire la suite »

Philippe PRACH
Philippe PRACH
1 année il y a

bonjour Marc
oui le sport ce fait en music perso en muscul c’est de la music épic en boxe des remix de hard et la méditation a la maison en bol tibétain .et dans la foret la music de mère nature

Asnar
Asnar
1 année il y a

Bonjour,

Cela me fait penser aux chants de travail comme les chants marin ou ceux des esclaves noirs. Il doit y en avoir d’autres. Ils se donnaient du courage en chantant pour affronter la dureté du travail.

BAILLY JEAN-PIERRE
BAILLY JEAN-PIERRE
1 année il y a

Travailler en musique c’est intéressant, mais quid de la nécessité de se concentrer ? du bénéfice d’être entièrement présent aux mouvements en cours d’accomplissement ? Pas de risque de distraction ?

Manu
Manu
1 année il y a

Si le rythme s’y prête, j’aime bien syncroniser les mouvements de mes exercices sur la musique.
Quand je faisais du ski de randonnée, pendant la montée, qui est souvent fatiguante, il m’arrivait souvent d’avoir une musique dans la tête, et alors je pouvais plus facilement oublier l’effort.
« Un autre simulus agréable », je suppose que ça peut aussi être les paysages, c’est pour ça que j’aime bien me ballader à vélo mais que je ne souhaite pas avoir un vélo à la maison.

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